27/09/2006; Peugeot Citroën, FNAC, E.ON, Endesa, Cabasse, Dassault Avitation...
27/09/2006
• Peugeot Citroën serre les boulons.
• Les produits culturels ne font plus recette chez PPR.
• L’énergie espagnole en fusion.
• Le Falcon sur un petit nuage.
• La France moins compétitive !
• Cabasse renonce à son indépendance.
• Le carburant vert cajolé par le gouvernement.
Peugeot Citroën serre les boulons.
A la veille de son départ en retraite, prévu pour début 2007, le patron de PSA Peugeot Citroën a annoncé sans grande surprise, un plan de restructuration. 10.000 emplois, soit 7,5 % de ses effectifs, devraient être supprimés en Europe et les investissements passeront de 3 à 2,5 milliards d’euros par an, relèvent tous vos quotidiens. Le constructeur des marques au lion et aux chevrons devait réagir face à la perte de ses parts de marché, la baisse de ses marges et les surcapacités de ses usines. Une partie des mesures étaient déjà engagée, relève Les Echos. En matière d’investissements, l’arrêt de la construction d’une seconde usine en République Tchèque était déjà prévu. Il devrait faire économiser autour de 200 millions d’euros. Des gains sur les frais généraux et des synergies sur les sites travaillant sur les mêmes plates-formes pourraient également rapporter 125 millions d’ici à la fin de l’année. Pour les réductions d’effectifs, la fermeture de l’usine de Ryton en Grande-Bretagne était entérinée, avec ses 2.300 suppressions de postes, le reste se fera au détriment des salariés intérimaires.
Les produits culturels ne font plus recette chez PPR.
Le groupe Pinault serait sur le point de mettre en vente sa plus grosse filiale, en termes de chiffre d’affaires, la FNAC, son emblématique chaîne de distribution, indique Les Echos. Après les grands magasins du Printemps, dont la Commission européenne vient d’autoriser la vente, le désengagement de la distribution pourrait bien se poursuivre. Dans le pôle distribution, la chaîne de produits culturels et d'électronique grand public est celle dont le résultat opérationnel est le moins élevé. Selon les informations du quotidien, deux banques d’affaires, Goldman Sachs et UBS, auraient présenté le dossier à plusieurs fonds d’investissement, dont KKR, Permira, CVC et Cinven. Pour autant, il n’y aurait pas encore de mandat ferme, mais une valorisation autour de 2 milliards d’euros circulerait, soit un peu moins que la moitié de son chiffre d’affaires, qui ressort à 4,4 milliards d’euros en 2005. Avec la vente du Printemps pour 1,1 milliard et les fonds déjà disponibles, le groupe Pinault serait prêt à saisir toutes les opportunités qui vont se présenter dans le luxe, secteur où il opère son grand recentrage.
L’énergie espagnole en fusion.
E.ON a largement relevé son offre sur le groupe énergétique espagnol, rapporte Les Echos. Son offre sur Endesa s’est appréciée de 38 %, valorisant ce dernier à 37 milliards d’euros, alors que 10 % du capital du numéro un ibérique a été racheté par le groupe de travaux publics Acciona. Ce relèvement intervient alors que par ailleurs, une opération amicale entre les numéros deux et trois Iberdrola et Union Fenosa se profilerait. Le géant allemand a voulu régir fermement à l’arrivée inopinée du groupe de B-TP, mais il veut également profiter de l'impact des décisions des Autorités de la concurrence européennes, qui ont adressé à Madrid un avis motivé, enjoignant les espagnols à ne pas violer les règles de la concurrence en Europe. Le CNE (régulateur espagnol du secteur de l’énergie) avait en effet subordonné l’offre sur Endesa au respect de plusieurs conditions enfreignant le règlement européen sur les concentrations, qui prévoit que le contrôle d’une fusion de dimension européenne revient à la seule Commission.
Le Falcon sur un petit nuage.
C’est la plus grosse commande de l’histoire de l’aviation d’affaire en Europe, estime La Tribune. La filiale jets privés de Dassault a enregistré une commande de 24 exemplaires de son triréacteur haut de gamme Falcon 7X. C’est l’américain Netjets, entreprise d’exploitation d’avions d’affaires en multipropriétés, détenue par le milliardaire Warren Buffet, qui a passé cette commande. L’opération est évalué à 1,1 milliard de dollars, le contrat inclut pour 10 % environ la maintenance des avions, souligne Le Financial Times. Cette vente représente pour Dassault Aviation l’équivalent de 2.500 emplois en France et en Europe au cours des six prochaines années. Les livraisons des 24 appareils devraient s’échelonner entre le début 2008 et 2014. Le Falcon 7X, triréacteur d’affaires à long rayon d’action (plus de 10.000 kilomètres), a été lancé en 2001, compte désormais 116 prise de commandes, les premiers exemplaires devraient entrer en service à la mi-2007. Pour Netjets, cette commande illustre le fort développement de ce secteur en Europe, où sa flotte comptabilise actuellement 115 appareils, contre 14 seulement en 2002.
La France moins compétitive !
C’est un coup dur pour le gouvernement Villepin, note La Tribune. L’Hexagone a perdu six places dans le classement annuel du Forum économique de Davos, il se situe dorénavant au 18e rang des économies les plus compétitives, derrière l’Autriche, le Canada et Israël. La Suisse a détrôné les Etats-Unis de la première marche du podium, elle est suivie par le Finlande et le Danemark tandis que les américains reculent à la sixième place. Le plongeon de la France dans ce classement, qui repose aux deux tiers sur les résultats d’une enquête d’opinion auprès de 11.000 chefs d’entreprise mondiaux, est du pour l’essentiel à quatre facteurs : la politique économique, les institutions publiques, l’efficacité du marché de l’emploi et l’enseignement supérieur. La méthodologie du classement du Forum économique mondial est fortement mise en doute par les autorités françaises, qui soulignent ses fragilités et contestent l’agrégation de données quantitatives et de données déclaratives d’opinions.
Le carburant vert cajolé par le gouvernement.
La toute puissante TIPP serait-elle en perte de vitesse ? La fiscalité portant sur les biocarburants va être fortement abaissée, confirme La Tribune. « La volonté du gouvernement sera d’avoir une taxation minimale sur l’éthanol » a déclaré hier Thierry Breton, lors de la remise du rapport « Flexfuel 2010 » piloté par l’ancien coureur automobile Alain Prost. Alors que se profile l’épuisement inéluctable des réserves pétrolières mondiales, la volonté politique serait-elle enfin là ? Alors que la production d’éthanol pour l’essence verte et d’huile d’arachide pour le bio-gazole et leurs absorptions par les moteurs thermiques sont techniquement au point depuis longtemps, l’obstacle majeur de la fiscalité pourrait bien être franchi. Le ministre de l’Economie et des Finances a annoncé hier, un prix à la pompe qui devrait se situer autour de 80 centimes d’euro par litre, pour un carburant dénommé E85 et qui va contenir 85 % d’éthanol pour 15 % seulement d’essence. Les constructeurs automobiles devraient s’engager à développer des moteurs acceptant cette proportion, ce qui n’est pas difficile techniquement et économiquement. De leur côté, les distributeurs s’engagent à installer d’ici à la fin 2007 au moins 500 « pompes vertes ».
Cabasse renonce à son indépendance.
La petite PME bretonne, célèbre pour ses enceintes acoustiques haut de gamme, est rachetée par le groupe japonais Canon. C’est une rencontre de hasard qui s’est transforme en un mariage de raison, souligne Le Figaro. Depuis plusieurs années, c’était l’usine Canon de Rennes qui assemblait toutes les enceintes du fabricant français. Le groupe nippon avait également pris en charge la logistique et le service après-vente. Afin de pénétrer sur le marché des écrans plats, Canon spécialiste de l’image veut maintenant maîtriser le son. La PME de 8 millions d’euros de chiffre d’affaires, avec une trentaine de salariés, voit dans l’alliance une manière de pérenniser l’avenir. Le fondateur restera dans le capital.
Didier Ragu
@ Rédaction L'Usine Nouvelle