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Dimanche 17 juin 2007


La prévention primaire : une réelle priorité de santé publique
Ce n’est pas sur le front des maladies infectieuses que se livreront les grandes batailles sanitaires à venir. Mais bien sur celui des maladies non-transmissibles : maladies cardio-vasculaires, cancers, diabète et autres affections respiratoires chroniques. L’OMS en est si convaincue qu’à l’issue de sa 55ième assemblée mondiale, elle a demandé un engagement résolu dans une stratégie globale de lutte contre ce qu’elle annonce comme fléau montant.

 

Aujourd’hui les maladies non-transmissibles sont responsables de deux morts sur trois dans le monde. A l’horizon 2020, elles devraient être à l’origine de 73% des décès. Mais dans les pays en développement, elles représentent déjà 79% de la mortalité totale.

 

Pourtant, plus de la moitié des maladies cardio-vasculaires et un cancer sur trois pourraient être évités. Les facteurs de risque, et particulièrement le tabagisme, un régime alimentaire déséquilibré, le manque d’exercice physique et l’abus d’alcool sont trop souvent en cause. Ils peuvent être infléchis mais encore faudrait-il pour cela, des politiques concertées et une action déterminée.

 

Selon le rapport de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), 60.000 marocains décèdent d’une maladie cardiovasculaire chaque année. Et que ces mêmes maladies représentent la première cause de mortalité au Maroc, bien avant les maladies infectieuses, le sida ou les cancers. Ce niveau élevé de la mortalité est dû à des pathologies comme l’Hypertension Artérielle (HTA), le diabète, l’obésité et l’hypercholestérolémie, sans oublier le tabac.

 

Devant ce constat alarmant, notre pays a sans doute intérêt à réduire la mortalité et la morbidité cardiaque pour assurer son développement humain, économique et social. Et pour cela, la prévention devient primordiale, et reste le seul bouclier qui soit à notre disposition, à fortiori, dans un contexte aussi défaillant que le notre.

 

Cette prévention primaire qui consiste à œuvrer pour limiter l’apparition de la maladie chez les personnes saines, doit passer nécessairement par le dépistage des patients à risque et la sensibilisation du grand public véhiculée par les médias.

 

Le dépistage demeure l’élément capital pour le succès de la prévention en raison du caractère asymptomatique de certaines pathologies qui constituent des facteurs de risques pouvant évoluer à bas bruits jusqu’à l’accident cardiovasculaire parfois mortel.

 

Le facteur de risque se définit comme une caractéristique génétique ou environnementale (ce qui inclut le mode de vie) - qui permet d’évaluer la probabilité qu’a un individu de développer telle ou telle maladie.

 

Les maladies cardiovasculaires, en particulier l’atteinte des artères coronaires à l’origine de l’angine de poitrine et de l’infarctus du myocarde, sont favorisées par un certain nombre de facteurs de risque. Hormis l’hérédité, le sexe et l’âge, les principaux facteurs de risque cardiovasculaire sont modifiables :

 

Une élévation permanente de la tension artérielle ou hypertension artérielle (HTA). Le diabète, qui se définit par un excès de sucre dans le sang. L’excès de cholestérol (ou hypercholestérolémie) : une élévation du taux des graisses du LDL-cholestérol dans le sang représente un facteur de risque déterminant. Un HDL-cholestérol bas est également un facteur de risque.

 

L’excès de poids ou l’obésité : la valeur du tour de taille comporte en elle-même une bonne valeur indicative d’un risque vasculaire. Il faut être vigilant si le tour de taille est _ 88 cm chez la femme et _ 102 cm chez l’homme. La sédentarité : c’est aussi l’un des ennemis de nos artères en contribuant à la survenue ou à l’aggravation de plusieurs facteurs de risque (hypertension artérielle, diabète, surpoids, hypercholestérolémie...).

 

Le tabagisme : presque toutes les personnes faisant un infarctus avant 45 ans sont des fumeurs. Entre 30 et 70 ans, 4 décès cardiovasculaires sur 10 sont dus au tabagisme.

 

Les facteurs de risque ne s’additionnent pas, ils se potentialisent, c’est-à-dire qu’ils s’aggravent l’un l’autre. Ainsi, l’association de plusieurs facteurs de risque, même de faible intensité, peut entraîner un risque très élevé d’être atteint d’une maladie cardiovasculaire. Par exemple, si vous avez une tension artérielle modérée, une petite intolérance au sucre, un cholestérol moyennement élevé et que vous êtes un petit fumeur, vous êtes beaucoup plus « à risque » que celui qui aura un cholestérol très élevé isolément.

 

Une alimentation équilibrée, associée à une activité physique régulière, est un excellent moyen de protection contre l’excès de cholestérol, le diabète ou l’obésité et favorise la santé du cœur. Mais la nourriture peut aussi devenir un facteur de risque pour la santé. L’abondance d’aliments trop riches en graisses ou en sucres, des repas irréguliers et peu variés, le grignotage, le manque d’activité physique conduisent inévitablement à l’excès de poids. A tous les âges de la vie, notre alimentation doit fournir un apport calorique proportionné à notre dépense d’énergie. Elle doit aussi être suffisamment variée et bien répartie dans la journée pour apporter tous les nutriments nécessaires au bon fonctionnement de notre organisme.

 

Une alimentation variée : A chaque repas, toutes les catégories d’aliments doivent être présentes : Viande, poisson, œuf ou jambon, pour leurs protéines. Féculents (pommes de terre, pain, riz, semoule…), pour leurs glucides. Produits laitiers, pour leurs protéines et leur calcium. Fruits et légumes, pour leurs vitamines et leurs fibres. Un peu de matière grasse végétale (acides gras polyinsaturés), Il est également essentiel de boire abondamment, entre 1,5 et 3 litres par jour suivant les besoins.

 

La régularité des repas : Pour une bonne hygiène alimentaire, il est conseillé, autant que possible, de faire régulièrement 3 repas (plus un goûter pour les enfants, les adolescents et les personnes âgées). Prendre un vrai petit-déjeuner, sans trop de matières grasses, est essentiel pour bien démarrer la journée et éviter le grignotage dans la matinée. Il est recommandé de limiter la consommation de boissons alcoolisées et la fréquence des « bons repas », généralement trop riches.

 

Ce qu’il faut éviter : Les acides gras saturés Ils favorisent l’apparition de l’athérome dans les artères. On les trouve dans le beurre, la crème fraîche, les huiles de coco ou de palme mais aussi dans les viandes, la charcuterie, les œufs, le lait entier, le fromage et la pâtisserie. Il est recommandé de leur préférer les acides gras monoinsaturés : huiles d’olive, de colza et d’arachide, graisse d’oie, fruits oléagineux (amandes, noisettes, noix de cajou, pistaches…) ou les acides gras polyinsaturés : huile de tournesol et de maïs, de colza ou de pépins de raisin, poissons gras (thon, sardine, saumon, maquereau, hareng…). L’alcool, Sa consommation est totalement déconseillée aux enfants, aux jeunes, aux femmes enceintes ou qui allaitent. Pour les adultes, Consommé en excès, il augmente les triglycérides. Le sel : La quantité ingérée par jour doit être inférieure à 5 g. La meilleure manière de satisfaire à cette recommandation est de modérer non seulement la consommation de produits salés (salaisons/charcuteries, conserves, chips, biscuits apéritifs…) mais également l’utilisation de sel à l’état brut. En effet, l’excès de sel peut provoquer une hypertension artérielle.

 

En bref, les 6 règles de l’équilibre alimentaire : Consommer au moins 5 fruits et légumes par jour. Limiter la consommation des graisses, surtout saturées (viennoiseries, pâtisseries, charcuteries, beurre, sauces, fromages, lait entier…). Augmenter la consommation des sucres lents, plus énergétiques, notamment du pain, des pâtes, du riz, des pommes de terre, des légumineuses. Consommer viande, poisson et autres produits de la mer ou œufs 1 à 2 fois par jour, en favorisant les viandes maigres et la consommation de poisson. Limiter la consommation de pâtisseries, sucreries, boissons sucrées. Limiter la consommation de boissons alcoolisées à 2 verres de vin de 10 cl par jour pour les femmes et 3 verres pour les hommes. L’eau est la seule boisson indispensable ; il faudrait en boire au moins un litre et demi par jour, telle quelle ou sous forme de boissons chaudes. L’activité physique : elle entraîne de nombreux bienfaits pour le cœur :

 

Amélioration de la circulation sanguine ; Ralentissement du pouls et meilleure performance ; Augmentation du taux d’oxygène et diminution du taux de cholestérol dans le sang ; Meilleure gestion du stress. Le maintien d’une activité physique et musculaire régulière et adaptée contribue à prévenir l’ostéoporose et aide au bon fonctionnement du système cardiovasculaire.

 

Quelles activités choisir ? Un sport bon pour le cœur est avant tout un exercice d’endurance, long et régulier. Certains peuvent être pratiqués à tout âge et figurent au palmarès pour la prévention des maladies cardiovasculaires. La marche permet une adaptation très progressive du cœur et de la respiration à l’effort. La course à pied doit être pratiquée selon les capacités musculaires de son âge. La natation favorise le développement de la cage thoracique et de la capacité respiratoire. Le cyclisme nécessite une adaptation cardiaque progressive (allure modérée et régulière). La gymnastique assouplit les muscles chez les « non-sportifs » ; à pratiquer en séances de 10 à 30 minutes en moyenne par jour et de préférence de façon régulière, sans brusquer ni surmener le cœur, les muscles et les articulations.

 

Nous ne pouvons rester immobiles devant les maladies cardiaques qui tuent la moitié des marocains et que nous pouvons réduire énormément par le dépistage -éducation. Il faut créer des centres spéciaux à cet effet, comme celui initié par l’association marocaine de cardiologie qui dépiste 20 personnes par jour et devrait dépister 3.000 personnes par an. Il s’agit d’un projet social par excellence est baptisé < un printemps dans les cœurs>. La volonté de cette association est de multiplier des centres similaires sur un maximum de régions du territoire national.

 

Contribuons donc à éviter les maladies cardiaques. Amenons < un printemps dans les cœurs> Des marocains.

 

Pr CHERKAOUI Najib

 

Source :http://www.lopinion.ma

Par abdoukhadir ndiouck - Publié dans : Arachide dans le net
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Dimanche 1 avril 2007

Au Sénégal, la communauté chrétienne célèbre la fête de Pâques à sa manière. Une manière très appréciée par les musulmans sénégalais qui attendent impatiemment leur "ngalakh".

Ce ngalakh est un signe de partage pour un destin commun dans une commune volonté de vivre en  paix entre deux communautés religieuses qui partagent le même Dieu, le même pays, mais aussi les mêmes liens de parenté...

L'arachide entre, pour une grande part, dans la préparation du ngalakh. Cette plante que cultivent nos cousins à plaisenterie: sérère, halpoular et même les diola qui s'y aventurent par pure concurence et pour narguer ses autres cousins à plaisenterie...

Chaque famille chrétienne a sa manière de préparer ce délice

Chaque famille chrétien partage ce délice avec son voisin, collègue de travail ou parent musulman à l'occasion de cette de Pâque

Le choix de la pâte d'arachide est important pour réussir ce plat

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BONNE FÊTE DE PAQUES

Par abdoukhadir ndiouck - Publié dans : Communiqués
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Samedi 10 mars 2007
Dakar, un marché très fréquenté

Par :Mireille ONANA MEBENGA
09/03/2007

De nombreuses ménagères ont opté pour ce marché où les prix de certains denrées sont plus abordables.

Emilienne Simo part de son domicile de Bonamoussadi trois fois par semaine pour s’approvisionner en tubercules au marché de Dakar. Voilà trois ans que cela dure. Pour cette dame il n’est pas question d’aller voir ailleurs, quand il s’agit de manioc, de macabo, de patate ou de banane pour le " malaxé ", plat bien connu dans la région de l’Ouest Cameroun. Il est composé de bananes vertes mélangées à de l’arachide, de l’huile et des écrevisses.

Situé dans l’arrondissement de Douala III, le marché Dakar, qui porte le nom du quartier où il se trouve, a la réputation d’être moins cher, surtout pour les produits vivriers. Pour en savoir plus, nous avons suivi notre amie dans les différents couloirs du marché. Selon notre ménagère qui vient de Bonamoussadi, ses jours de prédilection sont le lundi, le jeudi et le samedi, jour de grand marché. Nous nous arrêtons devant les tubercules. Un tas de 6 gros maniocs coûte 500 francs, un tas de 10 macabos moyens coûte 300 francs, quant à la banane verte, vous avez 10 doigts à 50 francs. A la question de savoir si en empruntant le taxi pour Dakar cela ne revient pas au même, elle dit : " Ma maison n’est pas très loin du marché de Bonamoussadi mais j’ai opté pour le marché de Dakar parce que j’ai constaté que les revendeuses du marché de Bonamoussadi viennent s’approvisionner à Dakar, et à leur retour, doublent et parfois triplent les prix des denrées. Alors que, en allant à la source, tu as non seulement le choix mais la qualité aussi ".

Quant à Mariama qui habite à proximité du marché, elle pense qu’il est possible de manger avec 500 francs par jour parce vous avez l’ancien riz à 75 francs le verre, le tas de tomate " cassée " à 50 francs, 5 " bifaga " (poisson fumé) à 100 francs, le tour est joué.

Les " bayam sellam " (revendeuses) du marché Dakar, dans leur majorité, vendent à crédit, et pour se ravitailler à l’arrivée des camions, il faut écouler le plus rapidement possible des marchandises. D’où, le phénomène dit de lancement.

Ces prix modérés se font aussi ressentir dans le secteur de la friperie. Au lieu du premier choix comme au marché central, au marché Dakar, on préfère vendre en vrac et moins cher. Construit en partie en matériaux durables d’où viennent s’accrocher des étalages provisoires, le marché compte environ 3000 commerçants au quotidien.
Source http://www.cameroon-tribune.net
Dakar, un marché très fréquenté
Par :Mireille ONANA MEBENGA09/03/2007
De nombreuses ménagères ont opté pour ce marché où les prix de certains denrées sont plus abordables.

Emilienne Simo part de son domicile de Bonamoussadi trois fois par semaine pour s’approvisionner en tubercules au marché de Dakar. Voilà trois ans que cela dure. Pour cette dame il n’est pas question d’aller voir ailleurs, quand il s’agit de manioc, de macabo, de patate ou de banane pour le " malaxé ", plat bien connu dans la région de l’Ouest Cameroun. Il est composé de bananes vertes mélangées à de l’arachide, de l’huile et des écrevisses.

Situé dans l’arrondissement de Douala III, le marché Dakar, qui porte le nom du quartier où il se trouve, a la réputation d’être moins cher, surtout pour les produits vivriers. Pour en savoir plus, nous avons suivi notre amie dans les différents couloirs du marché. Selon notre ménagère qui vient de Bonamoussadi, ses jours de prédilection sont le lundi, le jeudi et le samedi, jour de grand marché. Nous nous arrêtons devant les tubercules. Un tas de 6 gros maniocs coûte 500 francs, un tas de 10 macabos moyens coûte 300 francs, quant à la banane verte, vous avez 10 doigts à 50 francs. A la question de savoir si en empruntant le taxi pour Dakar cela ne revient pas au même, elle dit : " Ma maison n’est pas très loin du marché de Bonamoussadi mais j’ai opté pour le marché de Dakar parce que j’ai constaté que les revendeuses du marché de Bonamoussadi viennent s’approvisionner à Dakar, et à leur retour, doublent et parfois triplent les prix des denrées. Alors que, en allant à la source, tu as non seulement le choix mais la qualité aussi ".

Quant à Mariama qui habite à proximité du marché, elle pense qu’il est possible de manger avec 500 francs par jour parce vous avez l’ancien riz à 75 francs le verre, le tas de tomate " cassée " à 50 francs, 5 " bifaga " (poisson fumé) à 100 francs, le tour est joué.

Les " bayam sellam " (revendeuses) du marché Dakar, dans leur majorité, vendent à crédit, et pour se ravitailler à l’arrivée des camions, il faut écouler le plus rapidement possible des marchandises. D’où, le phénomène dit de lancement.

Ces prix modérés se font aussi ressentir dans le secteur de la friperie. Au lieu du premier choix comme au marché central, au marché Dakar, on préfère vendre en vrac et moins cher. Construit en partie en matériaux durables d’où viennent s’accrocher des étalages provisoires, le marché compte environ 3000 commerçants au quotidien.

Source http://www.cameroon-tribune.net

Commentaire: il serait bon de connaître l'origine ou les raisons de cette appelation qui semble évoquer la capitale du sénégal
Par abdoukhadir ndiouck - Publié dans : Arachide dans le net
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Jeudi 8 mars 2007

Kasaï-Oriental : le bac sur la rivière Lomami de nouveau opérationnel


Ce bac, sur la nationale numéro 2, relie le territoire de Kabinda à celui de Lubao dans le district de Kabinda. Sa réhabilitation par l’Office des routes permet la reprise effective des échanges économiques dans cette région, après 4 mois de rupture, précise radiookapi.net

Les travaux de réhabilitations ont consisté à remplacer et à tendre les câbles du bac. Pour les opérateurs économiques, cette reprise de la traversée sur la rivière Lomami vient à point nommé afin de recommencer les échanges commerciaux entre les habitants de Lubao, Kabinda et Mbuji- Mayi.

Ces échanges avaient sensiblement baissé suite à cette panne. Les commerçants étaient obligés d’utiliser des pirogues non motorisées avec tous les risques y afférents. Les opérateurs économiques rencontrés à Mbuji-Mayi affirment que cette réouverture du trafic permettra la baisse des prix des produits tels le maïs et le manioc et surtout l’arachide.

Pour l’administrateur du territoire de Lubao, cette réhabilitation constitue un désenclavement de son territoire qui n’était accessible qu’en pirogue. Pour prévenir d’éventuelles pannes du bac, le directeur provincial de l’Office des routes souhaite que ses agents soient associés à sa gestion afin d’en faciliter la maintenance. Cela, au lieu que seul l’administration du territoire s’en occupe.

Source : Radio Okapi

Cet événement me rappelle le bac de Foundiougne au Sénégal, panne survenue alors que j'étais attendu de toute urgence sur Fatick
Ceci montre combien les infrastructures routières sont importantes sur l'acheminement des produits agricoles, sur l'évolution de leur prix et les revenus du producteur.

Par abdoukhadir ndiouck - Publié dans : Arachide dans le net
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Lundi 19 février 2007
Lu pour vous dans le net un article qui ne laisse pas indifférents ceux qui s'interressent à l'arachide. Je vous livre ici l'intégralité de l'article:

source http://www.cirad.fr
 
A
frique : sur la voie d’une arachide résistante aux aflatoxines


mercredi 14 février 2007

Des variétés à graines précoces et plus petites, des améliorations techniques élaborées avec les producteurs, telles sont les clés d’une arachide de qualité. C’est ce que montre un projet européen, conduit par le Cirad, et centré sur la protection de l’arachide contre les aflatoxines en Afrique.

L’arachide est un aliment d’une qualité nutritionnelle indéniable dans les pays du Sahel où peu de cultures rassemblent autant d’atouts, notamment nutritionnels et financiers. Cependant, elle est sensible à l’aflatoxine, substance hautement toxique produite par le champignon Aspergillus flavus. L'infection est favorisée par un déficit hydrique en fin de cycle. C’est le cas notamment dans les régions africaines régulièrement touchées par la sécheresse comme le Sénégal, le Niger et le Mali. Il en résulte des dangers graves sur la santé, tel que le cancer du foie, du fait d'une forte autoconsommation de produits contaminés. Par ailleurs, avec le durcissement des normes sanitaires européennes, sa valeur marchande à l'export est considérablement réduite impliquant des risques économiques pour les pays concernés. Pour inverser la tendance, il est nécessaire de prévenir la contamination au champ et dans les différentes phases de la commercialisation.

Or, jusqu'à présent, les programmes de sélection variétale n’ont pas permis de créer des cultivars d'arachide à la fois résistants à l'aflatoxine et à fort potentiel agronomique. Pour trouver une solution, les chercheurs tâchent de mieux comprendre les mécanismes de résistance de la plante en conditions de sécheresse. Dans ce sens, un projet européen, intitulé « New tools for groundnut aflatoxin control in Sahel Africa » et dirigé par le Cirad, vient de s’achever. Il a notamment permis de mettre au point des méthodologies pour améliorer les criblages variétaux et conduire une culture d’arachide en conditions pluviales limitant la contamination par les aflatoxines, au champ et en post-récolte.

La vitesse de maturation des graines d’arachide : un critère clé

Deux variétés de référence ont été retenues pour les études : un premier cultivar de productivité moyenne en condition de sécheresse mais présentant une bonne résistance à l’aflatoxine et un second, dont la productivité est plus élevée mais qui est sensible au champignon. Ces deux variétés sont largement diffusées au Sénégal et dans une partie de l’Afrique sub-sahélienne. La démarche adoptée a consisté à les étudier dans différentes conditions environnementales : en conditions de sècheresse ou non, en champ, en serre, etc. Les chercheurs ont mené leurs travaux aux échelles agronomique et physiologique mais également biochimique et moléculaire.

L’un des résultats majeurs du projet concerne la vitesse de maturation des graines : celle-ci constitue un critère clé dans la tolérance de l’arachide face à la contamination par les aflatoxines. Les variétés de cycle court produisant de petites graines et qui mûrissent vite sont les plus résistantes. Par ailleurs, un stress hydrique de fin de cycle perturbe davantage le métabolisme des lipides du cultivar sensible que celui du cultivar résistant. Cette composition en acides gras diffère selon que la variété est résistante ou non aux aflatoxines. Aussi, on peut penser que le métabolisme de ces acides gras constitue un autre paramètre lié aux mécanismes de résistance de l’arachide en pré-récolte.

En vue de l’amélioration des variétés d’arachide, cinq gènes d’intérêt quant à la résistance aux aflatoxines, ont été identifiés, clonés et étudiés. La plupart d’entre eux sont les premiers à être séquencés et étudiés chez l’arachide. Certains interviennent dans le métabolisme des lipides. Les résultats suggèrent que l’arachide possède des mécanismes de protection des cellules limitant les dommages liés à la période sèche. Elle mobilise également, au cours de la réhydratation, des mécanismes de réparation. L’étude de l’expression de ces cinq gènes a montré qu’ils sont tous régulés par le déficit hydrique. En outre, grâce aux techniques de transgénèse, disponibles pour l’arachide, il est possible de les intégrer au sein des variétés à améliorer.

Les bonnes pratiques agricoles pour éviter la contamination

En outre, des variétés améliorées pour la résistance à la sécheresse ont été créées à partir d’un parent résistant à l’aflatoxine. Ces variétés sont actuellement diffusées dans la zone de production. Différentes études sur les options de bonnes pratiques destinées à contrôler la contamination en pré et post-récolte ont été menées en collaboration avec les agriculteurs. Elles ont montré une évolution de la dégradation du produit au fur et à mesure de sa progression dans la filière. C’est pourquoi les chercheurs ont mis en place un système d’analyse du risque de contamination, inspiré du concept « de la fourche à la fourchette », à chaque étape de la filière, de la production à la commercialisation. Ce système concerne notamment le choix de la variété, le traitement des greniers de conservation des stocks contre l’infestation ou encore l’effet de l’utilisation de la chaux ou du fumier pour un contrôle intégré de l’infestation.

Ces travaux sont d’ores et déjà valorisés dans le cadre d’une opération visant le développement d’une filière de production d’arachide de qualité au Sénégal. La démarche adoptée est participative, et basée sur une analyse de la demande du marché (industriels locaux, exportation). Un des objectifs est de mettre en œuvre un système de contractualisation équitable entre organisations de producteurs et secteur privé afin de valoriser ces produits sur les marchés. Cette opération est menée par le Cirad, en partenariat avec la principale association des producteurs sénégalais (Asprodeb), sur un financement de l’Union européenne.

Contact
Danièle Clavel, daniele.clavel@cirad.fr
Alain Mayeux, alain.mayeux@cirad.fr

Unité de recherche "Agrobiodiversité des plantes de savane"



 
Par abdoukhadir ndiouck - Publié dans : Arachide dans le net
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